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 » A mon seul désir « , 20 ans de mauvais genres chez agnès b.

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Depuis deux décennies, Mauvais Genres, émission culte de France Culture, explore et défriche les cultures de genre, qu’il s’agisse de littérature, de cinéma, d’arts visuels, de BD ou de performance. A l’occasion du 20ème anniversaire de l’émission, agnès b. invite l’équipe de Mauvais Genres à donner forme à son univers radiophonique si singulier, à la fois dissident, loufoque et érudit, à travers une exposition et une série d’événements. Les chroniqueurs de l’émission présente ainsi les travaux de leurs artistes favoris, associés à une sélection de pièces issues de la collection agnès b., au sein d’une exposition collective réunissant une trentaine d’artistes, qui propose également un focus sur Marjorie Cameron, plasticienne, poétesse, actrice et occultiste américaine dont l’oeuvre est quasi inédite en Europe. L’exposition sera ponctuée de conférences, tables rondes, lectures, signatures et performances dont le détail figure ci-dessous. 

Capture d’écran 2017-12-11 à 11.58.00Créée à l’antenne de France Culture fin octobre 1997, produite et animée depuis lors par François Angelier, l’émission Mauvais Genres est à la fois un magazine hebdomadaire d’actualités de la culture de genres (polar, Science-fiction/Fantastique/Fantasy, érotisme/pornographie, humour, arts populaires, BD, cinéma – avant tout les sorties DVD et BluRay) et une exploration systématique des univers, pratiques et démarches qui font « mauvais genre » ; son titre valant à la fois pour un manifeste et pour un clin d’oeil ironique au jugement traditionnellement délivré sur ce type d’objet et de production.

Le « mauvais genre » n’étant pas pour ceux qui, semaine après semaine, font cette émission un objet de définition et de théorisation mais plutôt une onde, un miasme et comme une vibration tour à tour grisante, vertigineuse ou angoissante, plus affaire d’émotion que de conceptualisation, une sorte de grâce malsaine, de swing glauque. Approche bien subjective, nous sommes d’accord, mais en ces domaines, ceux du plaisir coupable et de l’émoi trouble, la subjectivité ne règne-t-elle pas sans partage ?

Si l’émission a connu, depuis 1997, des durées et des jours de diffusion variables (de 50 à 120 mn – elle fait à l’heure présente 60 mn et est diffusée le samedi à 22h), elle s’est toujours appuyée sur un groupe de chroniqueurs experts et érudits : Jean-Baptiste Thoret, Christophe Bier, Céline du Chéné, Philippe Rouyer, Jean-Pierre Dionnet, Antoine Guillot, Jean-Luc Rivera, Fausto Fasulo, Pacôme Thiellement, Sixtine Audebert, Élise Lépine, et Laurent Paulré – auteur des improbables playlists et illustrations sonores qui ponctuent l’émission. Privilégiant le modèle familial (tendance Addams) et républicain (type corsaire), basée sur un plateau et des échanges, Mauvais Genres s’est néanmoins très tôt spécialisée dans les entretiens au long cours de romanciers, de cinéastes étrangers et autres personnalités atypiques, de Christopher Lee à James Ellroy, en passant par Bruno Dumont, Brigitte Lahaye ou Kenneth Anger.

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Pour l’exposition A mon seul désir / 20 ans de Mauvais Genres chez agnès b., l’équipe de l’émission a sélectionné les travaux d’une vingtaine d’artistes qui ont fait l’objet de chroniques et/ou ont été invités à parler de leur pratique sur le plateau de Mauvais Genres ces dernières années. Les oeuvres d’une dizaine d’artistes, issues de la collection agnès b. et choisies par Jean-François Sanz en fonctions des thématiques récurrentes de l’émission, dialoguent avec cette sélection diversifiée et haute en couleurs. Cette exposition est également l’occasion de faire un focus sur la vie et l’oeuvre d’une personnalité hautement Mauvais Genres, s’il en est : Marjorie Cameron, artiste et occultiste américaine qui fut notamment une adepte d’Aleister Crowley (occultiste anglais fondateur de l’OTO – Ordo Templi Orientis), l’épouse de Jack Parsons (pionnier de la propulsion spatiale US et également membre de l’OTO), mais aussi l’égérie de cinéastes expérimentaux tels que Kenneth Anger ou Curtis Harrington (dont les films sont diffusés dans l’exposition), ainsi qu’une figure féminine de la Beat Generation, proche d’artistes comme Wallace Berman ou George Herms. Une exposition subversive, faite de grands écarts stylistiques, qui tient à la fois de la compilation (potache bien qu’exigeante) et du cabinet de curiosité (mutant), une sorte de centrifugeuse mentale et esthétique de la culture populaire…

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